Les Immobiles

Les immobiles / Guillaume Cayet / Le désordre des choses

_THEATRE POLITIQUE_

DU MARDI 8 AU JEUDI 10 MARS_20H

Le désordre des choses / Antoine Briot / Guillaume Cayet / Arthur Fourcade / Marie-Ange Gagnaux / Lola Giouse / Analyvia Lagarde / Aurelia Lüscher

et un choeur « amateur ».

Nous pensons que le théâtre est un art du vivant pour le vivant // Nous pensons que le théâtre a besoin de mythe // Nous pensons que nous pouvons changer les choses sans prendre le pouvoir // Nous pensons que le théâtre n’a pas besoin de hiérarchie // Nous pensons qu’il y a quelque chose à trouver entre l’amateur et le professionnel // Nous pen-sons que l’ordinaire porte en lui son petit fasciste, qu’il nomme « norme sociale » // Nous pensons qu’il n’y a pas de quoi faire un manifeste là où les idéologies sont tombées // Nous pensons qu’il reste des idées // Nous pensons que puisque nous sommes paradoxaux, nous l’écrivons quand même // Nous pensons que la jeune création doit défendre un théâtre d’idée et non d’idéologie, engageant plutôt qu’engagé, confrontant les contraires, plutôt qu’affirmant une opinion.

« Le regard de l’écriture serait peut-être le savoir d’une peur » /// Georges Didi-Huberman, Mémorandum pour la peste

C’était décembre. La pluie tombait en vrac. Les faques, en grappe sur Lyon. La Neige, absente. J’écris sur le fascisme à cette époque. Je n’écris pas, je crie. Je crache. Je travaille à ma postérité. J’écris des textes loins de moi, pour d’autres, je parle avec des préceptes et concepts de paroles étrangères. Je me fais copiste. Mes textes sont âpres, et vulgaires, je ne trouve pas l’angle. C’était décembre 2013.

Et puis, je ne sais pas, c’est à nouveau l’histoire d’une traversée. Un voyage en train. Sur le trajet Lyon-Nancy, la pluie se mue en neige. Je comprends que c’est cela que je dois écrire. Ecrire la verte et blanche vallée (au dépend des saisons). Je pense au petit fascisme que nous portons tous en nous, à l’époque je débute Pasolini, c’est complexe, j’aime ça, des ailes me poussent, j’écris, encore, et encoreUn village prend plume, des habitants. J’écris une choralité, j’écris une ode. Et puis ce qui me tient revient. Je réécris sur le fascisme et sur l’émancipation. Un couple de citadins, je l’écris. Une voisine, je l’écris. L’adaptation, je l’écris. La soumission, je l’écris. Le désordre des choses, je l’écris.

Je me pose une question: si la communauté pour s’ériger à besoin de règles, qu’advient-il de celui qui ne les accepte pas ? Et à l’inverse, qu’advient-il du libre-arbitre de celui qui les accepte ? Ça tient du mythe.

Un mythe, voilà. Parce que je suis né dans un village de chasseurs et de conteurs, et que c’est aussi pour eux que j’écris.

G. Cayet

 

Tarifs : 8€ – 10 € + 2€ d’adhésion

MARDI 8, MERCREDI 9, JEUDI 10 MARS_

Réservations : reservation@lelavoirpublic.com / 09.50.85.76.13.

1 commentaire sur "Les immobiles / Guillaume Cayet / Le désordre des choses"Donnez votre opinion →

Laisser un commentaire