LES ATTIRANCES ORDINAIRES

_CABARET PAS SI ORDINAIRE_2/4/5 AVRIL 2019_20H30

Les Attirances Ordinaires

« Ce que vous allez voir ici, vous ne le verrez pas, non, mais vous allez l’entendre.
Ce que vous entendrez, de la même façon, vous ne l’entendrez pas non… mais vous le verrez.
Ce que vous ressentirez sera votre propre création, et vous en resterez le maître bien après la fin de cette soirée, une fois même rentrés chez vous. »

Pourquoi, à notre époque, les transgressions dans le genre sont-elles encore considérées comme des transgressions ? À quel endroit cette transgression existe-t-elle encore dans notre société ? Et enfin quelles sont les représentations du genre dans cette dite société ?

Ce sont ces questions qui m’ont amené à vouloir réunir des acteurs autour d’un projet précis, dans une forme libertaire : celle du cabaret. Une forme qui permet la liberté de la recherche avec les contraintes nécessaires à une création artistiquement aboutie. Ce sont ces questions qui nous ont accompagnés, qui se
sont transformées et transmutées au fur et à mesure de notre travail.

Un cabaret pour quoi ? Pour qui ? Un cabaret pour la curiosité déjà, pour partager une liberté sur le monde, une réflexion ; un cabaret pour travailler avec des acteurs, faire graviter leur univers autour d’une proposition, rêver avec des créateurs agissants, dans un univers esthétique différent des leurs mais qui ne
compromet cependant pas leur intégrité artistique individuelle.

Travailler sur l’individu, les individus et sur l’identité. Une identité profonde qui régit cependant encore la binarité de notre société. Et pourquoi un monde binaire ? Quels sont les champs des possibles qui s’ouvrent aujourd’hui à nous, en 2018, sur cette question, et comment peut-on les exprimer ?
Il y a l’envie d’une rencontre : entre des acteurs et une équipe de création autour d’une forme, mais aussi entre le public et notre équipe, à travers une forme burlesque, ludique, excentrique mais hautement sincère qu’est celle du cabaret. Créer ensemble avec un texte, un lieu en dehors du théâtre et de la réalité,
où l’on peut tromper, travestir, faire rêver mais pas mentir.

Où se trouve le corps ? Et les corps ? Le théâtre d’aujourd’hui peut-il encore se penser dans un dualisme qui sépare le spirituel et le physique ? Et si ces corps n’étaient pas au final la condition sine-qua none de notre identité ? Ne sont-ils pas nécessaires l’un et l’autre pour commencer à créer une société où le genre
ne serait plus une prison, mais une revendication individuelle apaisée ? Nous travaillerons ainsi avec un texte : celui de Joël Pommerat, mais aussi avec des corps : ceux des acteurs. Le chant, la danse, les revues viendront enrichir le texte et notre forme pour y ajouter autant de diversité qu’il est nécessaire d’en
concevoir pour une nouvelle vision du genre pour notre société.

Le texte de Pommerat Je tremble s’est vite imposé comme un manifeste de nos questions. Un texte poétique, avec une vraie langue, un vrai ludique, mais aussi conçu avec la vraie et joyeuse difficulté de la versification.
Pommerat définit lui-même son cabaret comme : « un endroit, un lieu indéterminé qui se situe dans un théâtre, celui où les spectateurs sont convoqués. Le point de départ est un lieu de spectacle, un lieu spectaculaire, un lieu de rencontre entre l’espace scénique et l’espace du public, un lieu d’attente, un lieu où il y a du concret et de l’imaginaire qui se côtoient. » Un lieu que nous voulons créer devant vos yeux.

Mise en scène: Charlotte Piechon
Avec: Romain Mas, Clara Jolfre, Frida Gallot, Lucile Courtalin, Gabin Bastard, Lena Genin, Fanny Bousses
Lumière : Alyson Gachet et Maxence Ellul
Créateur son: Nicola Theuil
Direction artistique : Justine Piechon
Consultant en anthropologie : Elias Caillaud

Tarifs
10€ (plein tarif) / 8€ (tarif réduit)
auxquels s’ajoutent 2€ d’adhésion annuelle obligatoire à l’association.
Vous pouvez prendre votre adhésion dès à présent en cliquant ici.

Informations et réservations
reservation@lelavoirpublic.com


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